Le Bulldog

et sa santé …

ALOPÉCIE - PERTE DES POILS

Mon chien perd ses poils, est-ce normal ?

Les chiens qui font deux mues par an perdent leurs poils au printemps et à l’automne pour revêtir le pelage le plus adapté à la saison. Certains chiens comme les chiens nordiques ont des pousses très lentes. La moindre tonte mettra du temps à repousser. Les chiens frisés tels que les caniches ont des mues si discrètes et une pousse de poils si longue qu’on a l’impression qu’ils ne perdent jamais de poils.

En cas de stress les chiens peuvent également perdre une grande quantité de poils, de façon diffuse, d’un seul coup.

Dans ces cas-là on ne parle pas d’alopécie et il est complètement normal pour un chien de perdre ses poils.

Perte de poils chez le chien : les causes d’alopécie

Un chien qui perd ses poils peut être atteint de maladies très diverses et parfois concomitantes. Beaucoup de maladies en créant une inflammation de la peau et des démangeaisons favorisent le développement de bactéries et donc d’une surinfection bactérienne.

Les maladies parasitaires qui provoquent une inflammation et du prurit (chien qui se gratte) peuvent induire la perte de poils. On peut citer la gale du chien ou les puces du chien comme exemple d’infestation parasitaire créant des alopécies. Un chien qui perd ses poils peut également être atteint d’un parasite interne, la leishmaniose, qui provoque des lésions générales (abattement, amaigrissement) et des lésions cutanées.

Les infections fongiques

Les maladies liées à la présence d’un champignon telle que la teigne crée des alopécies très typiques : elles sont circulaires, on y trouve des poils cassés et ne démangent pas en général. Attention la teigne est une zoonose et crée des lésions circulaires sur la peau des personnes vivant avec le chien atteint. Les personnes ou les autres animaux de compagnie tels que le cobaye peuvent transmettre la teigne au chien.Les infections bactériennes
Les infections bactériennes également appelées pyodermite provoque des lésions qui grattent énormément, dépilées, rouges et parfois suintantes. Elles peuvent être associées à des infections parasitaires ou fongiques.Les maladies liées à une allergie du chien telles que la dermatite atopique ou les allergies alimentaires provoquent une inflammation importante de la peau et des oreilles (on parle d’otite du chien). Secondairement peut se développer une pyodermite ou une infection fongique.

Maladies génétiques

Certaines maladies génétiques ou congénitales telles que l’alopécie des robes diluées ou l’alopécie X.Maladies endocriniennes
Des maladies endocriniennes telles que l’hypothyroïdie du chien (les hormones thyroïdiennes ne sont pas secrétées en quantité suffisante) provoque une alopécie typique en « queue de rat » et des flancs.

Il existe d’autres alopécies qui ne sont pas liées à des maladies telles que le chien qui perd ses poils à l’endroit où il porte un collier ou un élastique trop serré, sur le site d’une injection faite par le vétérinaire et enfin l’alopécie des glandes de la queue des chiens mâles entiers.

Que faire pour un chien qui perd ses poils ?

Consultez votre vétérinaire. En présence d’une chute de poils non expliquée chez le chien le vétérinaire fera une anamnèse complète pour connaître l’historique du chien (aspect saisonnier ou cyclique de l’alopécie, démangeaison, fréquence des traitements anti-parasitaires, injections, voyages…). Il cherchera à savoir si le chien présente d’autres symptômes plus généraux. La polydipsie (chien qui boit beaucoup d’eau) et l’abattement par exemple peuvent faire penser à une maladie endocrinienne ou à la leishmaniose.Il fera ensuite un examen complet du corps de l’animal, à la recherche de parasites tels que les puces. La localisation des pertes de poils peuvent l’orienter sur telle ou telle maladie. Il notera également leur aspect, la couleur, la présence d’un suintement et d’autres lésions dermatologiques comme des boutons ou des squames.

Le vétérinaire dispose de nombreux examens complémentaires pour déterminer l’origine des lésions dermatologiques :

  • Le trichogramme : il épile le chien et regarde le poil au microscope
  • Le raclage cutané : avec une lame de bistouri émoussée il gratte la peau jusqu’à ce qu’elle saigne un peu. Ce raclage profond permet de mettre en évidence les parasites installés profondément dans la peau du chien.
  • Le scotch-test ou le calque : avec un scotch ou une lame en verre, il va prélever des cellules en les pressant sur la peau. Après une coloration rapide il va les observer au microscope à la recherche de cellules de l’immunité, de bactéries ou de levures. Sur le scotch il peut également observé l’aspect microscopique des poils morts
  • La lampe de Wood : avec cette lampe à UV qu’il passe au dessus des lésions il recherche une teigne, les poils teigneux deviennent fluos sous cette lampe. Parfois ce test est négatif malgré la présence d’une teigne, si le vétérinaire a un doute il peut faire une mycoculture des poils sur un gel de culture spécial et vérifier en une semaine minimum si des champignons se développent.
  • L’analyse sanguine : pour vérifier que des organes ne sont pas atteints, rechercher une maladie endocrinienne ou une infection par la leishmaniose (une maladie parasitaire générale qui donne des lésions cutanées)

Les traitements dépendent évidemment de la maladie trouvée. Peu de traitement sont efficaces sur les alopécies d’origine génétique ou congénitale.Un traitement anti-parasitaire externe est appliqué même si les résultats n’ont pas montré la présence d’un parasite. Certains parasites comme la gale du chien induisent des pertes de poils à cause des démangeaisons et peuvent être difficiles à trouver même pour des dermatologues vétérinaires.

Certains compléments alimentaires comme les oméga 3 ou des vitamines peuvent agir sur certains types de chien qui perd ses poils (en particulier quand on a des carences dans l’alimentation ou des pertes à cause de diarrhée du chien).

DEMODECIE

A propos des Demodex et de la démodécie

Les parasites Demodex sont des acariens microscopiques qui vivent le plus souvent dans le follicule pileux et parfois à la surface de la peau.

Demodex canis, adulte vu au microscope (Kalumet).

Ce sont des parasites très fréquents, même chez l’Homme. La plupart d’entre nous en porte au niveau des cils et des sourcils, sans aucune conséquence. Les Demodex peuvent par contre être à l’origine de graves problèmes de peau chez le chien, et plus rarement chez le chat. On parle alors de démodécie.

En fait, il existe plusieurs espèces de Demodex, chacune étant parasite d’un hôte précis. Ainsi Demodex folliculorum est parasite de l’Homme, Demodex canis du chien, Demodex cati et gatoi du chat. A noter qu’il n’existe pas de contamination croisée (ni entre espèces animales différentes ni entre un animal et l’homme) : ainsi un chien ou un chat atteint de démodécie ne peut pas la transmettre à son propriétaire.

Mode de vie des parasites Demodex

Ces parasites vivent pour l’essentiel dans les follicules pileux, où ils se nourrissent du sébum (sécrétion grasse de la peau) et des squames (cellules mortes). Ils se reproduisent à la surface de la peau. Le mâle meurt après l’accouplement alors que la femelle se réfugie dans un follicule et y pond une vingtaine d’œufs. Le développement en un nouveau parasite adulte demande environ 2 semaines.

La contamination des animaux se fait lors des premiers jours de la vie. Les nouveaux nés, ayant peu de défenses immunitaires, s’infestent au contact de leur mère, bien souvent porteuse de parasites. Les acariens s’installent d’abord dans les follicules pileux de la face, puis peuvent progressivement coloniser le reste du corps. La transmission de Demodex entre hôtes adultes de même espèce a longtemps été considérée comme impossible. Cependant, Demodex gatoi, parasite du chat vivant principalement dans la couche cornée de la peau, peut être transmis directement d’un chat à un autre. D’une manière générale, il faut considérer que la démodécie (c’est-à-dire une multiplication incontrôlée des Demodex) ne se développe que chez des animaux présentant une déficience des défenses immunitaires. Chez l’animal adulte, la transmission du parasite, quand elle existe, ne peut se faire que vers un animal ayant une maladie débilitante.

La démodécie chez le chien

La plupart des chiens sont porteurs de Demodex, mais peu d’entre eux développent des lésions de démodécie. Suivant les individus, la maladie prend plusieurs formes, avec des indices de gravité variables.

La forme bénigne de la démodécie

Dans la plupart des cas, la démodécie n’est pas une maladie grave. La présentation la plus fréquente de la maladie est la forme localisée, dite démodécie canine localisée. Elle se présente sous l’aspect de zones dépilées recouvertes de pellicules, pouvant apparaître sur l’ensemble du corps dont parfois le pourtour des yeux, donnant un aspect « en lunettes ». Attention cependant, des lésions similaires se rencontrent dans d’autres affections cutanées plus fréquentes, comme l’atopie par exemple. Une perte de poils autour des yeux n’est donc pas synonyme de démodécie.

Cette forme bénigne atteint surtout les jeunes chiens de moins d’un an, dont les défenses immunitaires ne sont pas encore très efficaces, mais est aussi observée chez des animaux un peu plus âgés, souffrant d’une baisse passagère de l’immunité. Dans la plupart des cas, la guérison survient naturellement au bout de quelques semaines.La forme grave de la démodécieOn parle de démodécie canine généralisée quand les lésions cutanées se multiplient ou s’étendent à l’ensemble du corps. Cette évolution peut apparaître aussi bien chez le jeune que chez l’adulte, et traduit généralement un sérieux problème de défenses immunitaires dont l’origine peut être génétique, du à une autre maladie (trouble hormonal, diabète, cancer, infection…) ou encore à un traitement médical immunosuppresseur (cortisone, chimiothérapie…).

Les lésions de démodécie généralisée sont non seulement plus étendues que lors de démodécie localisée, mais elles sont aussi plus graves. Il se forme des croûtes et des pustules, et une surinfection par des bactéries est de règle. A terme, l’état général est atteint (abattement, amaigrissement, insuffisance rénale, septicémie) avec risque de mortalité.

La démodécie des pattes

Il s’agit d’une forme particulière de démodécie, invalidante pour l’animal, difficile à diagnostiquer et à traiter. Lors de démodécie des pattes, appelée également pododémodécie ou pododermatite démodécique, les acariens se développent essentiellement dans les follicules pileux situés entre les doigts, y créant des fistules et des abcès. C’est évidemment douloureux pour l’animal et nécessite un traitement soigneux.Diagnostic et traitement de la démodécie

Diagnostic

La base du diagnostic de démodécie est l’examen au microscope d’un prélèvement cutané. La méthode la plus fréquente consiste à racler la peau de l’animal jusqu’au sang (ça ne fait pas bien mal en fait) pour récupérer les Demodex et les observer entre lame et lamelle. Deux autres méthodes peuvent être utilisées : l’arrachage de poils (souvent les Demodex y restent accrochés) ou encore l’apposition de bande collante sur un pli de peau compressé. Le diagnostic de démodécie n’est posé que si d’une part des Demodex sont observables au microscope, et que d’autre part, ils sont nombreux. Comme la plupart des animaux sont porteurs de Demodex, l’observation de quelques parasites isolés ne peut pas être considérée comme la preuve d’une démodécie en cours.

Le cas des pododémodécies est plus complexe, car les parasites sont enfouis très profondément entre les doigts, et il est difficile de les y trouver. C’est pourquoi il est recommandé en cas de doute de pratiquer une biopsie et un examen histologique. En clair, il est nécessaire de prélever un morceau de peau sous anesthésie et de l’envoyer à un laboratoire spécialisé.

Traitement

Le traitement de la démodécie se décide au cas par cas :

  • La démodécie localisée n’a pas besoin d’être systématiquement traitée. Cependant, si les lésions sont nombreuses ou tendent à augmenter, il est préférable de mettre en place un traitement pour éviter l’évolution vers une forme plus grave.
  • Les animaux souffrant de démodécie généralisée doivent absolument être traités, en tenant compte de l’infection bactérienne secondaire et en recherchant la cause du déficit immunitaire à l’origine de l’extension de la maladie. Si un problème sous-jacent existe, il faut également le prendre en charge quand cela est possible.

Jusqu’à peu, le traitement de la démodécie était long, parfois pénible et onéreux : application cutanée de produits toxiques, prise quotidienne de médicaments pendant plusieurs mois… De nouvelles molécules très prometteuses, récemment apparues sur le marché, devraient rendre ce traitement beaucoup plus facile.

Prévention de la démodécie

Puisqu’il est impossible de prévoir si un chien va développer une démodécie ou non, un traitement préventif n’aurait pas de sens. Par contre, dans certaines races de chiens, des lignées sensibles à la démodécie ont été identifiées, la prédisposition à la maladie étant la conséquence de troubles génétiques héréditaires de l’immunité. C’est pourquoi il est conseillé de ne pas faire faire de petits aux chiens issus de ces lignées et ayant fait une démodécie généralisée, et de retirer leurs parents de la reproduction.

CILS ECTOPIQUES

Qu’est-ce que des cils distichiasiques ?

Les cils distichiasiques sont des cils qui ont poussé dans une position anormale sur le bord de la paupière de telle sorte qu’ils sont en contact avec la surface de l’œil (et particulièrement la cornée) provoquant une irritation de cette dernière. Parfois ils sont la cause de douleur et même d’ulcération de la cornée. Le distichiasis est rare chez le chat et le cheval.
Quelle en est la cause ?
Ces cils sont implantés dans des glandes spécialisées, localisées au niveau du bord des paupières. Ces glandes produisent une sécrétion grasse qui permet de lubrifier la surface de l’œil et de réduire l’évaporation des larmes. Dans certaines races de chien, ce problème est considéré comme étant influencé par la génétique et donc transmissible des parents à leurs enfants.
Est-ce que mon animal est à risque de développer des cils distichiasiques ?
Les races de chiens prédisposés au distichiasis sont repris dans la liste suivante : Cockers américains, Bedlington Terriers, Boxers, Cavaliers King Charles Spaniel, Epagneuls anglais, teckels, Bulldogs anglais, Flat coated retrievers, bergers allemands, goldens retrievers, bichons havanais, Jack Russell Terriers, Pékinois, caniches, bergers des Shetlands, Shih Tzus, Saints Bernard, Epagneuls du Tibet, Terriers tibétains, Yorkshire Terriers. En général, seuls les jeunes chiens sont affectés. Très exceptionnellement, les cils posent problèmes chez des individus adultes voire âgés.

Quels sont les effets du distichiasis ?

Dans de nombreux cas, les cils distichiasiques n’ont aucun effet, mais s’ils sont longs et durs et qu’ils touchent la cornée, ils sont la cause d’une irritation légère à sévère. L’irritation chronique même légère peut provoquer une réaction de la cornée qui devient pigmentée, vascularisée ou fibrosée et qui de ce fait perd de sa transparence. Dans les cas les plus graves, ils sont la cause d’ulcères de la cornée qui ne guériront que quand ils seront retirés.
Comment puis-je savoir si mon animal a des cils distichiasiques?
Les cils ditichiasiques qui ne posent pas de problème ne peuvent être remarqués que lorsque les yeux de votre animal sont examinés par un ophtalmologue. Ils sont en général invisibles ou difficilement visibles à l’oeil nu. Si votre animal des infections oculaires répétées, un débordement excessif de larmes ou d’autres signes de gêne oculaire, ils doivent être examinés afin d’exclure la présence de distichiasis.

Quels sont les traitements du distichiasis ?

Les cas bénins peuvent être gérés par l’utilisation de gouttes oculaires lubrifiantes pour réduire au minimum l’effet irritant des cils. Sinon les cils peuvent être épilés. Cela nécessite généralement une anesthésie générale et ce n’est qu’une solution temporaire. Ce traitement est donc déconseillé puisqu’il ne règlera le problème que de manière très transitoire. Par contre, l’épilation peut être utile dans les cas où l’on veut exclure ou s’assurer que ce type de cils ne soit à l’origine de la gêne observée, avant de procéder à une chirurgie. L’élimination définitive peut être obtenue en détruisant par le froid les follicules pileux ou par électrolyse. Malheureusement, il est fréquent que quelle que soit la technique utilisée, elle doive être répétée, parfois plusieurs fois, parce que de nouveaux cils peuvent continuer à apparaître.

ECTROPION

L’ectropion du chien est une pathologie oculaire qui touche la paupière inférieure de l’animal. Si cette maladie n’est pas forcément grave, il est important de la traiter pour éviter toute conséquence néfaste. Dès lors, il est très important de reconnaître un ectropion chez le chien, mais aussi et surtout de le soigner. On vous en parle dans cet article !
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Qu’est-ce que l’ectropion chez le chien ?

L’ectropion est un défaut oculaire assez gênant chez le chien. Il consiste en une déformation de la paupière, acquise ou congénitale, qui va rendre la conjonctive plus exposée et plus sensible. Un chien qui souffre d’ectropion est très sensible aux infections oculaires, ce qui peut endommager sa vision.

Définition de l’ectropion canin

On parle d’ectropion pour désigner un renversement vers l’extérieur de la paupière du chien. Cela signifie que la paupière ne couvre plus parfaitement le globe oculaire, mais semble au contraire pendre légèrement.

À noter : Les paupières inférieures de l’animal sont les plus touchées par ce problème.Cette éversion de la paupière découvre en partie la conjonctive et l’œil. Cela expose davantage les yeux de l’animal aux inflammations et aux agressions extérieures (notamment la poussière, la chaleur ou le froid).

Un chien atteint d’ectropion est donc très sensible des yeux, et cette affection peut déclencher des infections, d’où l’importance d’un traitement vétérinaire rapide.

Bon à savoir : il ne faut pas confondre l’ectropion avec l’entropion, qui consiste en un enroulement de la paupière sur elle-même.Causes de l’ectropion chez le chien

Ce problème oculaire touche de nombreux chiens, et certaines races y sont prédisposées. Il faut savoir que l’ectropion peut être :

  • Acquis : une infection oculaire ou une blessure au niveau des yeux peut entraîner un ectropion.Les chiens âgés y sont particulièrement exposés, car le vieillissement peut entraîner un relâchement des muscles au niveau des yeux.
  • Héréditaire ou congénital : dans la majorité des cas, la cause de l’ectropion est génétique. Cette pathologie est présente chez de nombreuses races de chien. L’animal peut alors en être victime assez jeune.

Les races de chien prédisposées à l’ectropion

Certains chiens sont plus sensibles que d’autres à l’ectropion. C’est en particulier le cas des chiens géants, ainsi que des chiens qui ont la peau lâche au niveau du visage. Pour citer certaines races prédisposées à l’ectropion, voici une liste non exhaustive :

  • Bouvier Bernois ;
  • Cane Corso ;
  • Cocker ;
  • Chow-Chow ;
  • Dogue allemand ;
  • Golden Retriever ;
  • Saint-Bernard ;
  • Terre neuve.

Il est important de vérifier régulièrement les yeux d’un chien appartenant à l’une de ces races.

Bon à savoir : Cette pathologie étant héréditaire, il peut être intéressant de se renseigner sur la santé des parents avant d’acheter un chien de race.

Symptômes d’un ectropion

Comme tout problème oculaire, si un ectropion n’est pas traité rapidement, il risque de s’aggraver. Dès lors, il est important de pouvoir reconnaître ce trouble chez votre chien. Les symptômes et signes cliniques de l’ectropion sont assez évidents :

  • Paupière inférieure tombante ;
  • Conjonctive rouge et irritée ;
  • Larmoiements épais ;
  • Inflammation de l’œil ;
  • Infection conjonctivale.

Si en soi, l’ectropion n’est pas un trouble grave, il peut entraîner des inflammations et des infections importantes. D’où la nécessité de soigner un chien victime de cette affliction au plus vite.

Traitement de l’ectropion chez le chien

Une fois l’ectropion diagnostiqué chez le chien, le vétérinaire peut réaliser un traitement. Seule une opération chirurgicale permet de guérir l’ectropion.
En préparation de l’opération ou pour soulager l’animal, il peut être conseillé l’application d’un traitement local :

  • Gouttes pour les yeux ;
  • Crème.

Si l’ectropion est bénin ou si l’opération est impossible (par exemple en raison de l’âge avancé du chien), il peut être nécessaire d’appliquer ce type de traitement tout au long de la vie de l’animal. Pour un diagnostic pertinent, il est conseillé de faire appel à un professionnel de l’ophtalmologie canine.

ENTROPION

L’entropion est une anomalie des paupières à l’origine d’une irritation de l’œil très douloureuse et incommodante pour le chien. Cette affection se traite à l’aide d’une intervention chirurgicale.

Qu’est-ce que l’entropion ?

L’entropion est ce qu’on appelle une anomalie palpébrale. Il s’agit d’un enroulement du bord de la paupière vers l’intérieur de l’œil du chien. Cette anomalie peut concerner une partie de la paupière ou son intégralité et toucher la paupière supérieure comme inférieure. Elle peut toucher un seul œil ou les deux.

Quelles sont les causes de l’entropion chez le chien ?

Selon l’origine de l’entropion, on a coutume de les classer en 2 catégories : les entropions primaires ou congénitaux et les entropions secondaires.

L’entropion congénital

C’est une anomalie des paupières, parfois héréditaire, que le chien présente depuis sa naissance et qui résulte d’une anomalie de développement. On l’appelle également entropion primaire et c’est le plus fréquent chez l’animal. Ces entropions primaires résultent d’anomales telles qu’une longueur de paupière excessive, une ouverture insuffisante des paupières, un défaut d’appui des paupières liée à un volume insuffisant des globes oculaires ou à une rétractation des globes oculaires dans les orbites etc.

Il existe de très nombreuses races de chien prédisposées à l’entropion primaire. Ainsi, ce sont plus souvent :

  • les paupières inférieures qui sont impliquées chez l’Akita, le Bichon Frisé, le Bulldog Anglais, le Caniche, le Chow-Chow, le Dogue Allemand, l’Épagneul Tibétain, le Golden Retriever, le Flat Coat Retriever, le Retriever de la baie de Chesapeake, le Rhodesian Ridgeback, le Labrador, le Springer Spaniel Anglais, le Rottweiler, le Saint-Bernard, le Setter Irlandais, le Carlin…
  • les paupières supérieures chez les Cocker Spaniel Américain et Anglais,
  • les paupières supérieures comme inférieures chez le Bulldog Français et le Shar Pei.
  • Sont également prédisposés à l’entropion, le Bull Terrier, le Bull Mastiff, le Clumber Spaniel, le Bouvier Bernois ainsi que le Cavalier King Charles.

Les entropions secondaires

L’entropion sénile

Chez les chiens âgés, la laxité du tarse de la paupière supérieure peut expliquer la survenue d’entropions. Le tarse palpébral est une lamelle de tissu conjonctif dense située dans la paupière et qui contribue à la soutenir. Avec l’âge, cette lamelle se relâche et peut être à l’origine d’un enroulement de la paupière supérieure.

L’entropion cicatriciel

L’entropion cicatriciel est une anomalie de la paupière acquise à la suite d’un traumatisme, d’une inflammation ou d’une opération chirurgicale. La paupière mal cicatrisée se rétracte alors vers l’intérieur de l’œil.

L’entropion spastique

L’entropion spastique, également appelé entropion spasmodique, est causé par une douleur de l’œil, en cas de lésion de la cornée ou de la conjonctive de l’œil. En raison de cette douleur, l’œil se rétracte alors vers l’intérieur de l’orbite. La paupière qui n’est alors plus appuyée sur le globe oculaire peut se renverser en dedans et provoquer l’entropion. Un entropion primaire peut d’ailleurs s’auto-aggraver par ce phénomène : il génère une douleur de l’œil qui provoque un blépharospasme qui accentue l’enroulement de la paupière et donc la douleur et ainsi de suite…

Les symptômes de l’entropion

L’enroulement de la paupière vers l’intérieur de l’œil provoque la mise en contact des poils et des cils avec la cornée, ce qui est à l’origine d’une inflammation des surfaces conjonctivales et cornéennes par frottement répété des poils sur ces surfaces fragiles de l’œil.

Cette inflammation se manifeste d’abord par un œil rouge qui pleure : on parle alors de conjonctivite. Cette irritation peut être à l’origine de lésions très douloureuses de la cornée qu’on appelle un ulcère cornéen et se compliquer d’une infection de l’œil ou d’une perforation de l’organe et de sa perte.

Entropion du chien : quel traitement ? 

L’entropion se traite uniquement à l’aide d’un acte chirurgical. La technique la plus utilisée consiste à retirer un petit fragment de peau de la paupière en regard de l’entropion puis à suturer les berges de la plaie afin de tendre la paupière et de corriger le problème d’enroulement

ÉPILEPSIE

Mon chien a des tremblements ! Mon chien convulse ! Pourquoi mon chien fait-il des crises d’épilepsie et comment les traiter ?
Découvrez nos conseils vétérinaires illustrés et des réponses aux questions que vous vous posez sur cette affection du système nerveux chez le chien…

Définition de la crise d’épilepsie chez le chien

La crise d’épilepsie est une manifestation neurologique (atteignant le système nerveux) de souffrance cérébrale caractérisée par une perturbation de l’activité motrice. Son apparition est soudaine et se manifeste sous forme de crises intermittentes chez le chien.
La crise d’épilepsie chez le chien associe à des degrés divers :

  • Des mouvements involontaires et désordonnés (tremblements, mouvements de pédalages).
  • L’émission de selles et d’urines.
  • L’altération ou la perte totale de la conscience.

Les causes demeurent multiples. Toutes les situations dans lesquelles les neurones fonctionnent anormalement peuvent les provoquer.
L’intérêt de connaître leur existence et leur type de manifestations permet d’accomplir le bon geste au bon moment et d’éclairer le vétérinaire dans sa démarche de soignant.

On rencontre deux types d’épilepsie chez le chien :

  • L’épilepsie essentielle
  • L’épilepsie secondaire

L’épilepsie essentielle chez le chien

L’épilepsie essentielle (ou primaire) peut survenir en l’absence de lésion au cerveau. Cette forme d’épilepsie est dite idiopathique car son origine est inconnue et rend son diagnostique difficile.
Elle concerne entre 0,5 et 5% des chiens et représente la forme la plus fréquente.
L’épilepsie essentielle est susceptible de se manifester chez toutes les races de chiens.
Les premières crises d’épilepsie se manifestent, en général, entre 1 et 5 ans. D’abord espacées de plusieurs mois, elles se rapprochent progressivement jusqu’à atteindre une fréquence de plusieurs crises par jour.
Elles sont parfois déclenchées par des facteurs favorisants que les propriétaires finissent par reconnaître. Il peut s’agir d’une excitation psychique (joie, jeux, peur, orages, pétards, feux d’artifice) ou d’un état physiologique particulier (chaleurs chez la chienne).
Les crises d’épilepsie durent environ trois minutes, mais peuvent se rapprocher pour devenir continues. Le début et la fin de la crise sont brutaux. En dehors des crises, le chien est normal.

L’épilepsie secondaire chez le chien

L’épilepsie secondaire (ou lésionnelle) est due à la présence d’une lésion cérébrale.
Elle constitue parfois l’unique symptôme de diverses affections :
Une tumeur chez le chien
Certaines races de chien comme le Boxer sont prédisposées aux tumeurs cérébrales.
Les tumeurs sont également à suspecter chez le chien âgé qui présente des crises d’épilepsie de fréquence d’emblée élevée (plusieurs crises dans une semaine ou dans une journée), sans en avoir jamais présenté auparavant.

Un traumatisme chez le chien

Un accident s’accompagnant d’un choc au niveau de la tête peut entraîner une atteinte de la fonction cérébrale. Qu’il date de plusieurs jours ou de plusieurs mois, le traumatisme peut être responsable des crises convulsives observées.

Une encéphalite chez le chien

Une encéphalite correspond à une inflammation de l’encéphale, appelé cerveau dans le langage courant.
Une encéphalite peut être due à plusieurs causes :

  • Une bactérie.
  • Un virus, comme la maladie de Carré par exemple, qui a beaucoup régressé avec la vaccination.
  • Une méningo-encéphalite granulomateuse : une inflammation des méninges (tissu de protection entourant le système nerveux central) et de l’encéphale (celui-ci appelé cerveau dans le langage courant, constitue avec la moelle épinière le système nerveux central). L’inflammation est formée aux dépens du tissu conjonctif dont les méninges sont constituées (rôle de soutien, de remplissage et de protection). Ce tissu est riche en vaisseaux et infiltré de différents types de cellules.

Une hydrocéphalie congénitale chez le chien

Une hydrocéphalie congénitale est caractérisée par une dilatation d’une partie du cerveau.
Les premiers symptômes apparaissent, en général, lors de la première année, mais peuvent être plus tardifs. Dans ce cas, d’autres symptômes sont associés : des troubles de la locomotion, de la vision et du comportement.

Une hypoglycémie chez le chien

Une hypoglycémie est liée à une baisse du taux de glucose (sucre) dans le sang et se manifeste par des convulsions lorsque la glycémie est inférieure à 0,50 g/litre (valeur qui varie selon les individus).
Les crises d’épilepsie se déclenchent chez le chien à jeun, avec une intensité variable et une durée souvent longue. Il faut apporter du sucre pour qu’elles cessent.

Les crises convulsives liées à l’hypoglycémie surviennent :

  • Chez un chien diabétique connu et traité : le chien est surdosé en insuline ou il est atteint d’une maladie entraînant de l’anorexie (une infection, un trouble digestif).
  • Chez un chien atteint d’une tumeur pancréatique sécrétant trop d’insuline. Il s’agit souvent d’un chien âgé de plus de 6 ans.
  • Parfois chez des chiots de petite taille avec peu de réserves de glucides et qui restent à jeun trop longtemps en cas d’infection ou de traumatisme.

Une hypocalcémie chez le chien

Une hypocalcémie correspond à un taux de calcium anormalement bas dans le sang.
Il est responsable de crises convulsives chez la chienne en fin de gestation ou lors de la troisième semaine d’allaitement (surtout en cas de portée importante). Les crises sont précédées de manifestations comportementales : de la peur, de l’anxiété, des halètements. On parle d’éclampsie.

Une hyperammoniémie

Elle se caractérise par une augmentation du taux d’ammoniac dans le sang lors de trouble hépatique (du foie).
On l’observe principalement chez de jeunes chiens présentant une anomalie vasculaire (shunt porto-systémique). Le Schnauzer nain et le Yorkshire terrier sont racialement prédisposés, mais des chiens de grande taille peuvent également être atteints.
Les symptômes se manifestent durant les périodes de digestion et les chiens malades présentent souvent un retard de croissance.

Une intoxication

Les intoxications chez le chien constituent une cause fréquente de convulsions, d’emblée rapprochées, voire permanentes. Un grand nombre de produits convulsivants sont incriminés : les produits anti-limaces, les raticides, les insecticides, les pesticides, les peintures…
Les convulsions de longue durée chez un chien doivent toujours faire suspecter en priorité, une intoxication.

En cas de crise d’épilepsie chez mon chien

Durant la crise d’épilepsie du chien

  • Ne pas toucher le chien : étant inconscient, il ne vous reconnaît pas et peut vous mordre. Ni les caresses, ni la douceur de la voix ne peuvent interrompre une crise débutée.
  • Éloigner les personnes sensibles.
  • Éloigner les objets susceptibles de blesser le chien et tenter de lui glisser un coussin sous la tête.
  • Comptabiliser la durée de la crise.

Après la crise d’épilepsie du chien

  • Ne pas laisser le chien boire ou manger en trop grande quantité.
  • Placer le chien dans un endroit calme.
    Contacter un vétérinaire afin d’évaluer le degré d’urgence de la situation et consulter rapidement, si nécessaire.
    Transmettre au vétérinaire, les renseignements suivants, concernant :
  • Le chien : âge, race, sexe, éventuellement si la chienne est en chaleurs, gestation ou allaitement, antécédents médicaux (diabète, dénutrition, traumatisme), mode de vie (appartement ou maison avec jardin et si contact possible avec des produits toxiques).

La crise d’épilepsie : s’agit-il de la première crise ? Quelle a été sa durée ou depuis combien de temps est-elle commencée ?

En cas de crises d’épilepsie répétées chez le chien
Une démarche médicale est nécessaire

Une crise d’épilepsie unique, isolée ne constitue pas une urgence.
Si sa durée est de 2 à 3 minutes, le chien est en général normal après la crise et peut attendre quelques heures avant d’être présenté au vétérinaire.
Si la durée de la crise d’épilepsie excède 5 minutes ou que plusieurs crises se succèdent, l’urgence de consulter s’impose car il peut s’agir d’un trouble métabolique (par exemple, une hypoglycémie) ou d’une intoxication.
Le diagnostic repose sur les éléments rapportés par le propriétaire et les examens complémentaires mis en œuvre par le vétérinaire (prise de sang, éventuellement analyse du liquide céphalo-rachidien et scanner cérébral).
En l’absence d’anomalie, le diagnostic d’épilepsie essentielle peut être établi. Le traitement instauré par le vétérinaire vise à diminuer les crises d’épilepsie en fréquence et en intensité. Il doit généralement être poursuivi et réadapté durant toute la vie du chien. Car on ne guérit pas l’épilepsie, on la contrôle.
Lors d’affection avérée (hypoglycémie, hypocalcémie, encéphalite infectieuse, tumorale ou inflammatoire…), le vétérinaire met en place un traitement spécifique de la cause.

GLANDE DE HARDER
GLANDE LACRYMALE QUE L’ON APPELLE COMMUNÉMENT GLANDE DE HARDER :

La protusion de la glande lacrymale accessoire, qui est normalement située derrière la membrane nictitante(ou 3ème paupière), provoque une exposition et une irritation de cette glande.

Elle est généralement observée chez des jeunes chiens, âgés de moins de 2 ans.

La glande lacrymale de la membrane nictitante (ou glande nictitante) est l’une des deux glandes lacrymales chez le chien et le chat. Elle est située à la base de la membrane nictitante (ou troisième paupière). Son rôle est important dans la mesure où il a été estimé qu’elle participait à hauteur de 35% de la sécrétion totale de larmes chez le chien (chez certains individus, il a même été démontré qu’elle produisait davantage que l’autre glande lacrymale, dite « principale » située sous le rebord orbitaire dorsal).

La glande nictitante est souvent confondue avec la glande de Harder. Cette dernière n’existe pas chez le chien, mais dans d’autres espèces comme l’homme, les rongeurs, les lagomorphes ou encore le cochon.

La luxation de la glande nictitante est une affection relativement fréquente et bénigne chez le jeune chien (âgé de quelques mois à deux ans). Elle peut dans certains cas atteindre les deux yeux à quelques jours ou quelques semaines d’intervalle, mais une étude montre que cela concerne moins de la moitié des animaux.

Les chiens adultes et âgés, ainsi que les chats sont atteints beaucoup plus rarement.
La luxation correspond à un déplacement de la glande nictitante de sa loge physiologique située à la base de la troisième paupière. L’aspect est relativement spectaculaire pour les propriétaires dans la mesure où une masse de la taille d’une noisette, de couleur rose-rouge, apparaît brutalement dans l’angle interne de l’œil.

La luxation provoque une inflammation chronique de la conjonctive, gênante mais peu douloureuse pour l’animal.

Initialement, la luxation apparaît par intermittence ; dans la majorité des cas hélas, la luxation devient rapidement définitive.

Le traitement consiste alors à repositionner la glande par une technique chirurgicale peu invasive (enfouissement ou fixation), réalisée sous anesthésie générale.
Le pronostic est très bon, et les récidives rares.

De nombreuses races de chiens sont prédisposées, comme par exemple : Bouledogue français, Bulldog anglais, Cocker, Epagneul français …

HEAD BOBBING
HEAD BOBBING OU TREMBLEMENTS DE LA TÊTE DE VOTRE CHIEN

Traduction d’un article en anglais :
Six questions about Idiopathic Head Tremors (IHT)
Par Laura Landstra et Jay McDonnell, DVM, MS, Diplomate ACVIM (neurologie)

1. Que sont les tremblements de la tête idiopathique ?

Les tremblements de la tête idiopathiques sont une série répétitive, horizontalement (« non) ou verticalement («oui»), de contractions musculaires involontaires impliquant la tête et le cou. Un épisode typique dure environ trois minutes (peut sembler durer beaucoup plus longtemps quand vous le regardez!). Les chiens restent pleinement conscient pendant l’épisode, et quand l’épisode se termine, votre chien devrait être totalement non affecté. Les tremblements sont bénins et ne cause au chien aucune douleur ou détresse, et il n’y a aucun effet à court ou à long terme.

2. Qui en souffre ?

De jeunes à moyennement âgés, males et femelles sont les plus fréquemment touchés. Tous les chiens y compris les chiens de race mixte ont été observés avec ces tremblements mais dobermans, bulldog, bouledogues français, les boxers et les labradors semblent être plus fréquemment touchés.

3. Quelles en sont les causes ?

Nous ne savons pas, d’où le terme « idiopathique ». La cause exacte de tremblements de la tête n’a pas encore été déterminée. Cependant, la cause la plus probable est la dyskinésie (un trouble du mouvement) qui prend naissance dans les noyaux gris centraux – la zone du cerveau impliquée dans l’activité motrice. Une autre théorie est que les chiens affectés ont une anomalie impliquant le mécanisme d’étirement et la voie proprioceptive de la tête – c’est à dire, le nerf trijumeau. Cette théorie suggère que lorsque l’attention du chien est détourné lors d’un épisode, les tremblements de la tête s’arrêtent temporairement parce que la contraction des muscles du cou, libérant ainsi les tension ayant provoqué les tremblements. Dans les deux cas, il y a probablement un fondement génétique car il se produit le plus souvent dans certaines races de chiens.

4. Comment se fait le diagnostic ?

Les diagnostic se fait par exclusion, ce qui signifie que d’autres maladies doivent être examinées et écartées avant. Une évaluation peut inclure un test des acides biliaires (pré- et post-prandiale), examen oculaire, IRM cérébrale, et un fluide (CSF) analyse céphalo-rachidien. Ces tests permettront à votre vétérinaire de assurer que le comportement de votre chien n’est pas causé par un problème oculaire ou progressive du système nerveux central avant qu’il / elle fasse un diagnostic de tremblements de la tête idiopathiques. Les chiens avec tremblements de la tête idiopathiques ne présentent pas d’autres anomalies neurologiques, et auront des résultats normaux à la fois de l’IRM et de l’analyse de CSF.

5. Que dois-je faire lorsque mon chien est en crise ?

Ne paniquez pas! Votre chien n’est pas affecté par les tremblements, mais peut s’alarmer ou stresser par votre réaction. Distraire votre chien est le moyen le plus utile pour mettre fin à l’épisode. Essayez de soutenir la tête de votre chien, ou offrir à votre chien une friandise comme le beurre d’arachide, le sirop Karo, miel, ou de la crème glacée à la vanille de distraire votre chien hors de l’épisode. Si il ya quelqu’un de disponible, demandez-leur de faire une vidéo de la l’épisode. Si l’épisode ne se termine pas spontanément en 5-10 minutes, essayer de le distraire avec de la nourriture ou de marcher à l’extérieur.

6. Qu’en est-il un traitement ?

Actuellement, il n’existe aucun traitement pour les tremblements de la tête idiopathiques. Les tremblements de la tête sont souvent confondus avec des crises d’épilepsie; dans ce cas, on prescrit du phénobarbital. Cependant, ce médicament n’améliore pas les tremblements de la tête idiopathiques, et l’administration à long terme peut avoir des effets néfastes sur le foie. Le « traitement » le plus utile est de distraire le patient pendant l’épisode

INSUFFISANCE RÉNALE

Insuffisance rénale chez le chien

Qu’est-ce que l’insuffisance rénale chez le chien ?

On parle d’insuffisance rénale chez le chien lorsque le rein des chiens ne fonctionne plus normalement et ne réalise plus ou pas assez efficacement sa mission de filtration du sang et de formation de l’urine.

Dans l’organisme du chien on trouve deux reins qui servent de filtre en éliminant certaines toxines, comme l’urée qui est un déchet du métabolisme des protéines, des ions et minéraux, des protéines et de l’eau. Il empêche également la sortie du sucre et d’autres éléments du sang en les réabsorbant. Ce jeu d’élimination et de réabsorption par le rein sert de filtre mais aussi de régulateur de plusieurs équilibres dans le corps : équilibres acido-basique et minéral, pression osmotique (qui est la répartition des corps solides dans l’organisme) ou quantité d’eau autour des cellules du corps. Enfin, le rein secrète des hormones permettant de moduler la pression artérielle.

Quand les reins ne fonctionnent pas et filtrent mal ou ne filtrent plus, on dit qu’il y a une insuffisance rénale du chien atteint. Il existe deux types d’insuffisance rénale. L’insuffisance rénale chronique (IRC) est progressive le rein marche de moins en moins bien, et finit par ne plus fonctionner suffisamment pour assurer la survie du chien. L’insuffisance rénale aiguë (IRA) apparaît brutalement, et peut être réversible, permettant au rein de fonctionner normalement à nouveau.

L’insuffisance rénale du chien peut apparaître, par exemple, suite à :

  • La présence de bactéries dans le sang (suite une infection de la peau par exemple) ou dans les voies urinaire peut induire une infection et une inflammation des reins appelée néphrite ou glomérulonéphrite.
  • Une maladie infectieuse telle que la leptospirose du chienoula maladie de Lyme.
  • Une obstruction à la sortie des urines par les voies naturelles par un calcul ou une prostate de trop grande taille chez le chien mâle non castré
  • Un empoisonnement du chien par un toxique tel que l’éthylène glycol de l’antigel, le mercure, les anti-inflammatoires destinés aux humains ou les raisins et d’autres plantes
  • Une malformation congénitale (chien qui naît avec un seul rein ou des reins défectueux)
  • Une maladie héréditaire telle que la glomérulonéphrite du Bouvier Bernois, la néphrite du Bull Terrier ou les glycosuries du Basenji.
  • Un traumatisme lors d’un choc violent directement sur le rein lors d’un accident de la voie publique avec une voiture par exemple.
  • Un effet secondaire de médicaments tels que certains antibiotiques, certains médicaments de chimiothérapie anti-cancéreuse, certains anti-inflammatoires
  • Une maladie auto-immune comme le Lupus.

Quels sont les symptômes de l’insuffisance rénale chez le chien ?

Les symptômes de l’insuffisance rénale sont nombreux et variés :

  • Augmentation de la prise d’eau. La présence d’une insuffisance rénale chez le chien déshydrate et lui donne une sensation de soif permanente. Même si votre chien boit beaucoup il peut quand même être déshydraté si son rein fonctionne mal.
  • Augmentation de l’élimination d’urine. Comme il boit beaucoup le chien se met à uriner également beaucoup, on parle de polyuro-polydipsie (PUPD). Parfois on peut confondre cette élimination importante d’urines avec de l’incontinence car le chien a du mal à se retenir tant sa vessie se retrouve pleine.
  • Apparition de vomissements qui ne sont pas forcément liés au repas. L’urée chez le chien, crée une acidité gastrique et fait apparaître une gastrite.
  • Apparition de diarrhées avec du sang parfois.
  • Anorexie ou baisse d’appétit. L’acidité gastrique, la présence de toxines dans le sang, la douleur, la fièvre ou les déséquilibres dans le sang peuvent couper l’appétit du chien.
  • Amaigrissement, fonte musculaire. L’anorexie et les protéines sont éliminées en trop grande quantité dans les urines font que le chien perd du poids.
  • Douleur abdominale. Certaines causes d’insuffisance rénale du chien peuvent faire apparaître de fortes douleurs au niveau du ventre.
  • Présence de sang dans les urines

L’insuffisance rénale chez le chien est caractérisée par de nombreux symptômes de survenue brutale (IRA) ou progressive (IRC) qui ne sont pas très spécifiques. Cependant l’apparition d’une polyuro polydipsie (augmentation de la soif et des quantités d’urine) est souvent un symptôme d’appel et doit amener à conduire le chien chez un vétérinaire pour rechercher la cause de ce symptôme.

Insuffisance rénale du chien : examens et traitements

La PUPD doit vous alerter sur l’état de santé de votre chien. Un chien en bonne santé boit environ 50 ml d’eau par kilo par jour. Lorsque cette valeur dépasse les 100 ml d’eau par kilo par jour il y a sûrement un problème. Associée à cette PUPD peuvent apparaître des troubles digestifs fréquents ou des symptômes urinaires.

Votre vétérinaire fera une analyse sanguine et en particulier il vérifiera le taux d’urée dans le sang (urémie) et le taux de créatinine dans le sang (créatininémie). Ces deux marqueurs permettent d’évaluer la gravité de l’insuffisance rénale. Il pourra associer à cette prise de sang un examen des urines avec :

  • une mesure de la densité urinaire, un chien qui présente une insuffisance rénale aura des urines très diluées et la valeur de la densité urinaire sera basse.
  • une bandelette urinaire qui permet de détecter des protéines, du sang, du sucre et autres éléments anormaux dans les urines.
  • un culot urinaire observé au microscope pour rechercher la cause de l’insuffisance rénale du chien des bactéries, des cristaux urinaires, des cellules de l’immunité, des cellules du tractus urinaire…
  • une échographie abdominale ou une radiographie peuvent être également réalisées afin de regarder si des lésions des reins ou une obstruction des voies urinaires peuvent être responsable de l’insuffisance rénale chez le chien.

En dernier lieu on peut faire une biopsie rénale afin d’observer l’état de santé du rein et de donner une idée précise de la cause en cas de malformation congénitale par exemple ou du pronostic de guérison.

Si la cause de l’insuffisance rénale du chien est trouvée, votre vétérinaire lui prescrira des médicaments pour la traiter (anti-biotique par exemple) ou une chirurgie pour retirer les calculs.
Dans le cas d’insuffisance rénale aiguë le traitement d’urgence consistera à perfuser le chien, injecter des diurétiques et des traitements pour les troubles digestifs.

En cas d’insuffisance rénale chronique votre chien recevra des médicaments destinés à ralentir l’évolution de la maladie et retarder l’apparition de ses conséquences, ainsi qu’une alimentation adaptée. Votre chien devra être suivi très régulièrement par votre vétérinaire. Les chiens âgés devront être surveillés en particulier.

KYSTES INTERDIGITAUX

Ce sont des ampoules remplies de liquide qui se développent entre les orteils.

Souvent la cause est inconnue mais ils peuvent être également parfois provoqués par des épillets pénétrant sous la peau.

Ces kystes sont souvent difficiles à soigner et il est fréquent qu’ils récidivent, surtout ceux qui ne sont pas provoqués par des corps étrangers.

La première chose à vérifier est s’il y a ou non évidence d’un corps étranger, laver pour éliminer saletés et poussières puis désinfecter la zone avec du Jus d’Ail ou de l’argent colloidal, le spray cortavance, la biseptine, la Betadine jaune, l’argile verte, etc, et protéger les orteils.

Faites un traitement jusqu’à ce que les kystes aient complètement disparus puis recommencez si ce problème à tendance à revenir à intervalles réguliers. Cela préviendra des récidives éventuelles et diminuera leur fréquence et gravité.

ROTULES

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LUXATION DE LA ROTULE CHEZ LE CHIEN
POINTS IMPORTANTS

  • La luxation de rotule désigne une position anormale de la rotule en dehors de son logement
  • Cette anomalie, rarement traumatique, résulte d’un défaut d’alignement de l’appareil extenseur du genou
  • La gêne engendrée est plus ou moins marquée
  • Le traitement peut être chirurgical (il existe plusieurs techniques)
  • Le pronostic est habituellement bon, mais dépend de la sévérité de la luxation.

A quoi sert la rotule chez le chien et où se trouve-t-elle ?

La rotule chez le chien (également appelée patelle), est un os situé dans le tendon du muscle quadriceps. Ce petit os coulisse au contact du fémuren fonction des différents degrés de flexion/extension du genou dans une fosse osseuse (la trochlée) située dans l’articulation du genou. La rotule est rattachée plus bas au niveau du tibia par un tendon (le tendon patellaire). Le muscle quadriceps, la rotule, le tendon patellaire et la tubérosité tibiale forment l’appareil extenseur du genou, ils permettent de réaliser des flexions et extensions du genou et sont normalement parfaitement alignés l’un par rapport à l’autre.

Qu’est-ce que la luxation de la rotule chez le chien ?

On parle de luxation de la rotule à partir du moment ou la rotule sort de son logement lors des mouvements de flexion/extension. Cette luxation peut être médiale (vers l’intérieur du genou) ou latérale (vers l’extérieur), permanente ou occasionnelle, réductible (la rotule peut revenir spontanément en place dans son logement) ou non, coercible (lorsque la rotule est remise en place, celle-ci tient) ou non. C’est de cette façon que l’on grade une luxation de rotule :

  • Grade 1 : la rotule peut être luxée manuellement uniquement. Spontanément, la luxation est très occasionnelle. Lorsqu’elle est luxée, la rotule revient spontanément à sa place et tient.
  • Grade 2 : La rotule luxe spontanément et occasionnellement mais peut se replacer spontanément ou être replacée par des manipulations, et elle tient en place. La luxation est alors dite réductible, et coercible.
  • Grade 3 : La rotule est luxée en permanence. Elle peut être replacée par des manipulations, mais ne tient pas en place et se reluxe immédiatement. La luxation est alors dite réductible, mais non coercible.
  • Grade 4 : La rotule est luxée en permanence et ne peut pas être replacée par des manipulations. Des déformations du membre sont souvent présentes. La luxation est alors dite non réductible, et donc non coercible.

Prédispositions raciales à la luxation de la rotule chez le chien

Les chiens de petite race sont plus souvent atteints, et l’atteinte est souvent bilatérale.

Les races les plus concernées sont : l’Akita Inu, le Bichon frisé, le Boston terrier, le Bulldog anglais, le Caniche, le Cavalier king charles spaniel, le Chihuahua, le Chow chow, le Cocker spaniel, le Flat-Coated retriever, le Golden retriever, le Labrador, le Lhasa Apso, le Pinscher nain, le Pomeranien, le Terrier australien, le Yorkshire terrier

A quoi est due la luxation de la rotule chez le chien ?

La luxation de rotule peut parfois résulter d’un traumatisme. Cependant, le plus souvent, cette anomalie découle d’une cause en partie génétique.

Une anomalie de développement durant la croissance du chien se manifeste par un défaut d’alignement de l’appareil extenseur du genou. Cette anomalie d’alignement entraine des contraintes anormales au niveau de la rotule, qui peut alors avoir tendance à sortir de son logement (un peu comme la chaine d’un vélo qui déraille).

Parfois, c’est une conformation anormale de la hanche, une malformation du fémur ou du tibia, une déviation de la crête tibiale ou une longueur anormale du tendon patellaire qui peuvent être à l’origine d’une luxation de la rotule.

Enfin, la trochlée dans laquelle glisse la rotule manque souvent de profondeur pour accueillir et maintenir la rotule en position.

Signes cliniques de la luxation de la rotule chez le chien

Les signes cliniques qui résultent d’une luxation de rotule sont très variables et peuvent aller d’une absence totale de symptôme, à une boiterie sévère avec suppression de l’appui.

Les luxations de stade 1 ou 2 sont classiquement associées à une boiterie faible à modérée. Les chiens atteints peuvent parfois se mettre à marcher sur 3 pattes sur quelques foulées, tout en étendant et secouant le membre, puis retrouver une démarche tout a fait normale. Puis la boiterie peut devenir plus fréquente et plus marquée. Une réticence à se déplacer et une fatigabilité inhabituelle peuvent être constatées.

Parfois, une allure anormale avec les 2 pattes arrières arquées (comme un cow boy) peut être notée. Lorsque la boiterie évolue, une fonte musculaire peut se rajouter. Avec le temps la rotule se luxe de plus en plus facilement, des lésions au niveau du cartilage articulaire progressent, de l’arthrose se met en place, et vient compliquer le tableau clinique.

Comment établir le diagnostic de la luxation de la rotule chez le chien ?

Le diagnostic d’une luxation de rotule se réalise essentiellement au cours d’une consultation spécialisée d’orthopédie, avec un examen rigoureux des articulations.

La palpation du genou et la mobilisation de la rotule permettent d’établir un diagnostic et de déterminer la sévérité de la luxation de rotule. Au cours de cet examen, les autres structures ligamentaires du genou sont examinées, car d’autres lésions peuvent se surajouter, notamment une rupture des ligaments croisés

Des radiographies peuvent également être réalisées dans le but de :

  • évaluer le degré d’arthrose
  • mettre en évidence d’éventuelles malformations osseuses associées
  • exclure d’autres maladies pouvant se manifester par les mêmes symptômes
  • prévoir une chirurgie

Pronostic de la luxation de la rotule chez le chien

Le pronostic est dépendant de la sévérité de la luxation, et de la présence éventuelle de lésions associées (arthrose, rupture des ligaments croisés) et du traitement réalisé.

Le pronostic est bon pour les luxations de grade 2 et 3 non compliquées, il est en revanche plus réservé (et adapté au cas par cas) pour les luxations de grade 4.

La principale complication post-opératoire est une récidive de luxation.

Enfin, comme après n’importe quelle chirurgie, et plus particulièrement une chirurgie orthopédique, une inflammation, une collection inflammatoire, une infection, une migration des implants, une boiterie persistante peuvent être constatées.

Dans tous les cas, une phase de repos de 6-8 semaines est habituellement recommandée après la chirurgie.

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ATTENTION

L’âge minimum pour le dépistage de cet examen est de 15 mois l’acceptation de la lecture transmis au club de race du bulldog anglais vers la SCC ( Société centrale canine ) pour sont enregistrement.

SYNDROME BRACHYCÉPHALE

SYNDROME OBSTRUCTIF DES VOIES RESPIRATOIRES SUPÉRIEURES

Qu’est ce qu’un animal brachycéphale ?

Les chiens et les chats brachycéphales ont un crâne remanié avec une face et un nez raccourcis. Littéralement brachycéphale signifie « tête courte ». Certaines personnes parlent d’animaux à face plate.

Le remodelage des tissus osseux de la face et leur raccourcissement entraîne des modifications des éléments tissulaires non squelettiques. Les animaux brachycéphales ont un écrasement de la face, avec des narines qui sont le plus souvent rétrécies. Le nasopharynx (lieu de convergence entre les cavités nasales et la gorge) est généralement remanié chez le brachycéphale.

Les chiens brachycéphales couramment rencontrés sont le bouledogue français et anglais, le carlin, le pékinois, le lhassa apso, le shih tzu, le boston terrier, le boxer, le cavalier king charles. Chez le chat, les persans et les himalayens sont les représentants les plus connus.

La conformation faciale tant appréciée des ces individus n’est pas sans poser problème.

Qu’est ce que le syndrome brachycéphale ou syndrome obstructif des voies respiratoirs supérieures ?

Le syndrome brachycéphale ou syndrome obstructif des voies respiratoires supérieures regroupe un ensemble d’anomalies physiques fréquentes dans les races citées ci-dessus.

Il est souvent fait état de syndrome du « voile du palais ». L’allongement du voile du plaie n’est qu’une anomalie parmi d’autres.

Une ou plusieurs de ces anomalies peuvent être présentes chez un individu atteint de syndrome obstructif des voies respiratoires supérieures :

  • Sténose des narines : rétrécissement sévère des narines

  • Allongement du voile du palais et épaississement : le palais mou interfère normalement avec la pointe de l’épiglotte ; lors d’allongement il s’étend au delà de la glotte et pénètre l’appareil respiratoire en s’engageant dans le larynx vers la trachée. Avec l’inflammation chronique, il tend à s’épaissir.

  • Eversion des ventricules laryngés : les ventricules ou saccules laryngés sont de petits culs-de-sac localisés dans le larynx en arrière des cordes vocales, dont ils jouent le rôle de caisse de résonance. L’augmentation des efforts inspiratoires générée par la sténose des narines et l’allongement du voile du palais entraîne un retournement des ventricules laryngés, qui s’étendent alors en partie ventrale du larynx et obstrue les voies respiratoires supérieures. L’éversion entraîne généralement un rétrécissement de l’espace glottique utile (diamètre utile de passage aérien au niveau laryngé) de 35 à 55 %.

  • Sténose trachéale: cette affection consiste en une diminution du diamètre de la trachée.

Chacune de ces anomalies rend la respiration plus difficile pour le patient car chacune d’entre elle entraîne une augmentation de la résistance des voies respiratoires et donc une augmentation des efforts inspiratoires.

Avec le temps les brachycéphales développent d’autres lésions : inflammation et gonflement du larynx (laryngite) et de la gorge (pharyngite), protrusion amygdalienne (les amygdales basculent dans le pharynx avec la dépression inspiratoire chronique), collapsus ou rétroversion de l’épiglotte, du larynx et /ou de la trachée, engagement de la muqueuse épiglottique dans l’espace glottique. Chacune de ces complications limite d’autant plus le diamètre respiratoire utile et complique la respiration du patient brachycéphale au quotidien.

Quels sont les symptômes du syndrome brachycéphale ?

Les symptômes des animaux atteint de syndrome obstructif des voies respiratoires supérieures sont classiquement divisés en 4 catégories :

  • Problèmes respiratoires

    • Difficultés respiratoires

    • Respiration difficile et/ou bruyante

    • Toux

    • Reniflement

    • Cyanose

    • Anomalies de posture destinées à faciliter la respiration

  • Problèmes digestifs

    • Vomissements

    • Éructations, gaz coliques

    • Difficultés à la déglutition

  • Intolérance à l’exercice et à la chaleur

    • Récupération difficile

    • Fatigabilité

    • Syncopes

  • Problèmes cardiaques

  • Autres problèmes en lien avec la brachycéphalie

    • Augmentation de l’incidence des atteintes dentaires et parodontales

    • Augmentation de l’incidence des atteintes oculaires

    • Pyodermites des plis de la face

Le diagnostic du syndrome brachycéphale

Le diagnostic d’une obstruction des voies respiratoires supérieures nécessite :

  • Une connaissance parfaite de l’anamnèse (historique du patient)

  • Un examen clinique complet

  • Éventuellement une analyse des gaz du sang (pH et taux de CO2)

  • Des radiographies thoraciques

  • Une endoscopie des voies respiratoires supérieures et de la trachée : cet examen est déterminant. Il permet d’apprécier l’ensemble des structures laryngées et leur fonctionnement. Cet examen permet notamment d’apprécier la motricité du larynx.

  • Une culture bactérienne et une biopsie des voies respiratoires supérieures

  • Une endoscopie digestive en cas de troubles digestifs sévères associés. Si les troubles sont modérés, l’endoscopie est proposée à 2 mois postopératoire, à défaut de normalisation des fonctions digestives (ce qui concerne 85 % des patients)

Le traitement du syndrome brachycéphale 

Les animaux atteints de syndrome obstructif des voies respiratoires supérieures peuvent être pris en charge pour améliorer leurs conditions respiratoires.

Les traitements sont d’autant plus efficaces qu’ils sont mis en œuvre rapidement. Ils nécessitent une intervention chirurgicale couplée à un traitement médical.

L’intervention consiste à corriger les différentes anomalies présentées précédemment. L’intervention a pour but d’augmenter le diamètre utile des voies respiratoires supérieures et de diminuer la pression inspiratoire.

Les anomalies du voile du palais sont traitées par résection de la partie terminale (palatoplastie terminale) ou plastie en couverture (palatoplastie folded flap). Cette dernière technique présente l’avantage de limiter l’œdème palatin postopératoire en région glottique et permet de diminuer l’épaisseur du voile du palais en cas d’épaississement inflammatoire de ce dernier. Le laser permet de diminuer l’inflammation postopératoire, la douleur laryngée postopératoire et favorise la cicatrisation tissulaire. Avec le traitement laser les sutures ne sont pas nécessaires.

Les ventricules laryngés éversés sont traités par résection, ce qui permet de libérer l’espace glottique. Le laser permet de diminuer l’inflammation postopératoire, la douleur laryngée postopératoire et favorise la cicatrisation tissulaire.

Les protrusions amygdaliennes sont traitées par amygdalectomie bilatérale avec suture de la fosse amygdalienne.

En cas d’engagement de la muqueuse épiglottique vers la glotte, une plastie épiglottique est réalisée sur sa face inférieure avec ablation de la muqueuse excédentaire responsable de l’engagement laryngé.

La bascule épiglottique est traitée par pexie de l’épiglottique sur la face dorsale de la langue.

Le traitement des narines sténotiques consiste en une résection du cartilage alaire. L’élargissement du passage narinaire permet une amélioration du flux inspiratoire.

L’intervention chirurgicale donne d’excellents résultats en l’absence de lésions secondaires. Il est donc fondamental de planifier une intervention précoce, idéalement avant l’âge de 1,5 ans ou 2 ans. A cet âge le risque de lésions secondaires telles que le collapsus laryngé, les lésions bronchitiques chroniques ou les répercussions cardiaques est moins important.

En cas de sténose trachéale, une respiration restrictive peut persister.

Suite à l’intervention, un traitement médical permet de limiter les répercussions digestives. La prescription d’anti-acides durant une durée moyenne de 2 mois permet de faciliter la normalisation du tractus digestif. Si toutefois des troubles digestifs persistent à 2 mois postopératoire, une endoscopie digestive avec biopsies est recommandée à la recherche d’une maladie inflammatoire chronique associée.

Pourquoi est-il important de dépister et traiter le syndrome brachycéphale chez votre compagnon ?

Le chien ou le chat brachycéphale souffrant d’une obstruction des voies respiratoires supérieures est prédisposé à de nombreuses manifestations en lien avec le rétrécissement des voies respiratoires supérieures.

Risque accru de coup de chaleur : les chiens régulent leur température corporelle par le halètement et la transpiration des coussinets plantaires. En inspirant le chien apporte de l’air frais au niveau pulmonaire et il expluse l’air chaud lors de l’expiration. Ce processus est limité chez les animaux présentant un rétrécissement des voies respiratoires supérieures. Les chiens et les chats brachycéphales ne doivent pas être exposés à la chaleur.

Intolérance à l’exercice : lors d’activité physique, la demande en oxygène augmente. La fréquence respiratoire est donc augmentée. Chez le brachycéphale, le rétrécissement des voies respiratoires ne permet pas un apport massif d’oxygène lors d’activité physique importante d’où leur intolérance à l’exercice et leur difficulté à la récupération suite à un effort.

Augmentation des risques anesthésiques : en raison du rétrécissement des voies respiratoires supérieures et des tissus excédentaires présents en région pharyngée, les brachycéphales présentent un risque anesthésique accru en l’absence de traitement de leur syndrome obstructif des voies respiratoires supérieures. La plupart des agents anesthésiques ont des propriétés myorelaxantes qui tendent à limiter l’ouverture laryngée dynamique et à favoriser l’obstruction des voies respiratoires au réveil. Ces animaux doivent bénéficier de techniques anesthésiques adaptées et notamment d’un apport d’oxygène en période de réveil. La pose d’une sonde nasotrachéale permet de maintenir l’ouverture glottique durant les heures suivant le réveil anesthésique et assure la perméabilité des voies respiratoires supérieures.

Les brachycéphales sont très populaires. Leur apparence est unique et leur faciès séduit de nombreux propriétaires. Malheureusement leurs caractéristiques morphologiques peuvent être à l’origine de problèmes majeurs. Une prise en charge précoce et adaptée permet de leur donner un confort de vie normal et permet de prévenir de graves complications qui résultent de l’obstruction des voies respiratoires supérieures.

HUU / ADN ANTAGENE
L’Hyperuricosurie (test HUU)

Fiche pratique Vétérinaire : Hyperuricosurie – Test HUU

Origine et Fréquence

  • Maladie rénale d’origine génétique. Autosomique récessive
  • Trouble du métabolisme entrainant un excès d’acide urique dans le sang et l’urine
  • Prédisposition aux calculs rénaux entre 3 et 6 ans

Quelles sont les races concernées ?

Staffordshire Terrier Américain, Berger Allemand, Berger Australien, Bulldog, Jack Russell, Braque de Weimar

Signes cliniques

  • Difficultés à uriner
  • Présence de sang dans les urines
  • Incontinence urinaire, douleurs abdominales
  • Complications possibles : Insuffisance rénale aigüe, infection du tractus urinaire ou rupture de la vessie

Le chien va-t-il développer une Hyperuricosurie ?

Résultat du test ADNExplicationMon Chien va-t-il développer une Hyperuricosurie?Transmission à la descendance
Homozygote normal (sain)2 allèles normaux du gène SLC2A9nonNe transmet pas la mutation
Hétérozygote (porteur sain)1 allèle normal et 1 allèle muté du gène SLC2A9nonTransmet la mutation à 50% de sa descendance
Homozygote muté (atteint)2 allèles mutés du gène SLC2A9ouiTransmet la mutation à 100% de sa descendance

Nota Bene : La prédisposition à la formation de calculs urinaires causée par la mutation est variable selon les races. La majorité des chiens homozygotes mutés ne présentent jamais de symptômes.

Pourquoi réaliser un test HUU ?

Conseiller vos clients et adapter une prise en charge de l’animal en identifiant la maladie

Conseiller vos éleveurs sur leur travail de sélection pour éviter de propager la maladie dans la race

Confirmer ou infirmer un diagnostic d’ Hyperuricosurie

Un test facile à réaliser – Test HUU

1 A l’aide du Kit ADN ANTAGENE

  • Réalisez un frottis buccal (voir mode d’emploi fourni avec le kit ADN)
  • Authentifiez le prélèvement

2 Envoyez-nous par courrier normal

  • Le prélèvement
  • Le certificat de prélèvement rempli et signé
  • le paiement par chèque : Test HUU 75€ TTC

3 Vous recevrez sous 10 à 15 jours le certificat de résultat au format PDF par e-mail (propriétaire du chien en copie)


Des tests ADN pour la certification d’origine et la prévention des maladies

https://www.antagene.com/fr

 

PRÉCAUTIONS À PRENDRE AVEC LES BULLDOGS

Les bulldogs ont beaucoup d’amour à donner à leurs maîtres. Cependant, le maître aussi a des attentions particulières à apporter pour le bien-être de son chien. Voici quelques points qu’il faut garder à l’esprit lorsqu’on adopte un de ces chiens.

L’alimentation du Bulldog

Nourrir son chien sans le faire n’importe comment est fondamental. Les bulldogs anglais ont souvent un gros appétit, même s’ils ont mangé une quantité suffisante de nourriture. Il faut donc veiller à ne pas trop les gâter pour qu’ils ne s’empâtent pas.
Leur gourmandise peut aussi les pousser à se ruer sur la nourriture comme des morfales et à engloutir leur assiette au plus vite. Certains mangent tellement goulûment qu’ils en régurgitent leur repas complet. Cela peut aussi arriver quand ils prennent de grosses quantités d’eau d’un coup, qu’ils aient mangé juste avant ou non. Il faut donc avoir un œil sur son chien lorsqu’il mange, pour éviter les mauvaises surprises. Il existe aussi des croquettes adaptées à leur mâchoire qui peut éviter ce genre d’inconvénient.
Un autre problème que l‘on rencontre fréquemment, ce sont les allergies alimentaires. Cela se manifeste souvent par des problèmes de peau : le chien se gratte beaucoup et des rougeurs voire des plaques apparaissent ainsi qu’une chute de poils.
Les causes peuvent varier, mais la principale reste les céréales contenues dans les croquettes. Ce qui peut aussi poser des problèmes sont les aliments à base de protéines de lait, de soja ou de viande de bœuf qui ne réussissent pas à la digestion de certains chiens.
Pour contrer rapidement l’allergie, il faut immédiatement changer l’alimentation de l’animal en excluant les allergènes possibles. Si la réaction est très forte, il faudra aussi penser à donner un traitement médicamenteux. Ensuite, pour identifier l’allergène, on peut introduire un élément à la fois dans l’alimentation du chien, petit à petit, et surveiller si les symptômes réapparaissent. Lors du changement de l’alimentation du bulldog, ce n’est pas seulement sa peau qu’il faudra inspecter, mais aussi ses selles, qui peuvent changer selon le type de nourriture.
Un dernier point est celui des carences que peuvent présenter certains chiens. Dans ce cas, le vétérinaire pourra prescrire des vitamines supplémentaires à administrer quotidiennement.

La chaleur nuit aux bulldogs

La joie de jouer avec son bulldog doit être contenue en période de grosse chaleur. Malheureusement, les chiens brachycéphales (tête carrée et large avec un museau court, voire aplati comme les bulldogs) souffrent beaucoup dès que la température grimpe au-dessus des 25 °C. Leur respiration devient plus irrégulière, ils ont plus de mal à la stabiliser. Alors, quand on les pousse à faire de l’exercice ou à rapporter la balle durant cette période, leur santé est en danger sans même qu’on s’en rendre compte.
C’est donc au maître de modérer l’enthousiasme de son chien en cas de forte chaleur. Il faut aussi veiller à lui offrir de l’eau fraîche régulièrement pour qu’il ne soit pas assoiffé. Si malgré cela, le bulldog ne parvient pas à se rafraîchir correctement, on peut également miser sur des coussins thermo-réfrigérés conçus pour faciliter leur repos pendant les heures les plus chaudes.
Les bulldogs aiment se prélasser au soleil, mais s’ils se réfugient à l’ombre, c’est sans doute parce qu’il est trop chaud pour eux. À force d’observation, on déduit facilement à quel moment on peut profiter du beau temps avec son compagnon ou si l’heure est à la sieste dans un endroit frais.

Les bulldogs ont une bonne hygiène

C’est un point qui tient lieu de cliché, celui qui ne connaît pas les bulldogs les pointera sûrement du doigt en disant qu’ils sentent mauvais. Bien sûr, ce sont des balivernes. Un bouledogue ne sent pas moins bon qu’un autre chien. Cependant, une bonne hygiène est de rigueur et il faut surveiller certains aspects avec plus de rigueur que pour d’autres races.
Les molosses ont des plis au niveau de la tête et de l’encolure où les saletés s’incrustent, il faut donc veiller à ce qu’ils soient propres. On peut aussi leur faire prendre un bain, mais pas trop souvent non plus pour ne pas assécher la peau et toujours en utilisant des produits adaptés. En effet, il ne faut pas oublier que leur peau peut être très fragile, les cosmétiques pour les humains peuvent donner des allergies aux animaux.

Un bulldog adore particulièrement se salir lors de la promenade en se roulant dans toutes les flaques de boue qu’il croise ? Rincer juste à l’eau sans pour autant utiliser de produit. Certains chiens peuvent se contenter d’un vrai bain tous les trois ou quatre mois, mais d’autres demandent un entretien plus fréquent, c’est au maître de connaître son chien et sa peau pour juger s’il peut shampooiner son bouledogue plus ou moins souvent.
Un détail à garder à l’esprit, c’est qu’il ne faut pas appliquer le produit antiparasitant sur votre chien juste après l’avoir lavé. Non seulement cela réduit (voire annule complètement) son efficacité, mais en plus, cela peut le rendre malade, puisque le produit pénètre dans la peau.

Quant à la dentition et son entretien, il faut savoir que les mâchoires plates ne peuvent pas mâcher ce qu’elles veulent. D’abord, ce genre de molosse a la fâcheuse manie de manger goulûment, parfois de gros morceaux, sans forcément prendre la peine de mâcher. Un os en corne trop friable augmente les risques d’étouffement, à éviter donc.
Il existe aussi sur le marché des dentifrices spéciaux pour les chiens. Néanmoins, ils coûtent souvent cher et je vous mets au défi de convaincre un bulldog d’ouvrir la gueule assez longtemps pour lui brosser les dents sans qu’il ne mange le produit ou qu’il s’enfui à toutes pattes. En général, s’il n’a pas été habitué à ce rituel étant chiot, on peut oublier cette alternative.
L’idéal reste de demander conseil à son vétérinaire afin de tirer les meilleurs conseils quant à la méthode à utiliser ainsi qu’aux produits les plus adaptés pour la mâchoire de son bouledogue.

Malheureusement, il y a des inconvénients auxquels on ne peut que faire face. Les bulldogs ont des flatulences très odorantes et, parfois, tout aussi sonores. Même en variant son régime alimentaire avec du riz ou en enlevant certains produits gras, c’est un chien qui a tendance à avoir des gaz, en particulier quand il est excité. Cela touche surtout les bulldogs anglais et bouledogues français, mais les autres types sont aussi sensibles à ce problème. On peut éventuellement demander des comprimés spécifiques chez son vétérinaire, mais le mieux reste encore de l’accepter.
Puisqu’on parle des inconvénients déplaisants, il faut souligner un autre petit ennui au niveau des décibels : celui des ronflements. Là aussi, les quatre races citées sont concernées. Ces chiens ronflent très fort et ce, même quand ils sont réveillés et ils respirent bruyamment. C’est difficile de regarder un film ou sa série préférée avec un chien qui fait la sieste à côté de soi. Bien évidemment, tout le monde n’a pas la même sensibilité face au bruit et puis, à force d’habitude, on n’y fait moins attention. Pourtant, c’est un détail à prendre en compte avant l’adoption si on est un adepte du silence et de la tranquillité.

Les bulldogs sont fragiles

On l’a déjà évoqué, les bulldogs semblent vigoureux et invincibles, mais ils possèdent aussi quelques faiblesses qu’il faut surveiller. Même si plusieurs soucis de santé touchent toutes les races, certaines ont des particularités auxquelles il faut veiller afin que la cohabitation entre le maître et le chien soit la plus longue possible.

Les troubles respiratoires

Les races brachycéphales comme les bulldogs développent souvent quelques problèmes respiratoires. On a déjà parlé des ronflements ainsi que des risques liés aux fortes chaleurs, mais il y en a d’autres.
Il arrive par exemple que la trachée, trop étroite, empêche le chien de respirer correctement en cas d’effort important. Aujourd’hui, on peut opérer ces animaux, mais dans des cas légers on préfère plutôt les ménager. En particulier quand les risques d’anesthésie sont plus importants que ceux des troubles respiratoires dont souffre le bulldog.
Une sténose des narines (quand les narines ne sont pas assez larges) n’est pas non plus à exclure chez ce type de chien, ce qui provoque des ronflements encore plus bruyants. Là aussi, une petite opération de chirurgie peut tout à fait régler le problème, ce qui réduira la sonorité des respirations et des ronflements les rendant plus tolérables, mais attention pas d’opérations de complaisance, il faut vraiment que le bulldog souffre et montre des signes de gêne inquiétants.
Chez les bulldogs anglais, un autre problème peut nuire à la respiration du chien, en particulier lorsque les balades sont trop longues ou trop fatigantes pour lui. En effet, il arrive que le voile du palais soit trop long, ce qui lui demande beaucoup d’effort pour inspirer. Reprendre un souffle et un rythme respiratoire régulier est alors beaucoup trop difficile pour le bulldog. Heureusement, ce problème peut être diagnostiqué assez tôt, même chez les chiots. On soigne le trouble grâce à une chirurgie, qu’on pratique même au laser à l’heure actuelle.

Les troubles ophtalmologiques

Concerne : particulièrement le bulldog anglais et le boxer
Plusieurs maladies liées à l’œil peuvent apparaître chez les bulldogs. Souvent, il ne faut pas tarder à diagnostiquer la maladie et à la soigner sous peine de voir le chien perdre la vue.
Une maladie courante est l’hyperplasie de la glande de Harder. En réalité, c’est une glande qui n’existe pas chez le chien, on la retrouve chez l’Homme, quelques rongeurs et les cochons. Quand les scientifiques se sont rendus compte de leur erreur, l’appellation s’était déjà répandue. Aujourd’hui, on parle plutôt de la glande nictitante. Celle-ci se situe sous la troisième paupière du chien et peut parfois se détacher de son emplacement d’origine. Cette situation fait que l’œil pleure en continu et, dans les cas où la glande devient inflammée, l’infection coule aussi dans l’œil. Il faut donc une opération chirurgicale pour régler le problème.
D’autres maladies, au contraire, comme la kéraconjonctivite sèche ou l’ectropion assèchent l’œil. Dans ces cas-là, on doit parfois opérer, mais le plus souvent il faut soumettre l’animal à un traitement quotidien pour palier le manque de larmes.